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Le Fil 最新情報 · avril 2026

The Ghost in The Shell par Science SARU — Le sacrilège nécessaire

Réadapter l'œuvre culte de Masamune Shirow et Mamoru Oshii. Science SARU prend le risque le plus insensé de la décennie. Voici pourquoi ils pourraient bien réussir.

~11 min de lecture Science SARUCyberpunk

Toucher à Ghost in The Shell, c’est toucher à la bible de la science-fiction japonaise. Après le film séminal de 1995 et la série magistrale Stand Alone Complex, fallait-il y retourner ? L’annonce d’une nouvelle adaptation par Science SARU a provoqué une onde de choc.

La ligne Yuasa

Science SARU a fait sa réputation sur la fluidité, l’expressivité débridée et la déformation (pensez Devilman Crybaby ou Keep Your Hands Off Eizouken!). C’est l’exact opposé de la rigidité mécanique et de la lourdeur cybernétique qu’exige habituellement l’univers de Motoko Kusanagi.

C’est là que réside le génie du pari.

En confiant la franchise à un studio obsédé par la chair, le mouvement libre et les contours flous, la production pose une nouvelle question : qu’est-ce que le Ghost (l’âme) quand la frontière entre la machine et l’humain n’est plus rigide, mais liquide ?

Une relecture du manga

Les premières informations suggèrent un retour au matériel source original de Masamune Shirow, beaucoup plus excentrique, humoristique et coloré que la version froide de Mamoru Oshii. Science SARU semble s’apprêter à nous donner le Ghost in the Shell le plus dynamique, organique et punk de l’histoire de la franchise. Un blasphème pour les puristes, mais une nécessité vitale pour empêcher l’œuvre de se momifier.